Fin d’été

Bien sûr, l’été est parti depuis un bon moment, mais l’automne ici n’est pas très avancé encore.
Les derniers mois ont été très secs, mais depuis quelques jours, il pleut raisonnablement, les cuves se remplissent (on n’en a plus trop besoin 😉 ), et le jardin fleuri se refait une beauté.

L’été fut compliqué par ici, je suis contente que ces derniers mois soient derrière nous.

« Carmen » :

« Paul Bocuse »:

« Sea of Pink » :

« Kyushu » :

« Social Butterfly » :

« Astronomia » :

Guirlande de « Brin de Muguet » (graines venant du jardin d’Annick) (photo du 6 octobre):

Les aubergines et les poivrons sont enfin mûrs :

Graines de Annick :

Il y a exactement deux mois aujourd’hui, ma petite Moïcha d’amour s’en est allée pour un autre coin de paradis.

Elle a décompensé une insuffisance rénale urémique en quelques heures, et la laisser partir était la dernière faveur que je puisse lui offrir pour lui éviter de souffrir.

Moïcha est née chez nous, et je l’ai nourrie au biberon, sa noiraude de mère, Noé, n’étant pas très maternelle.

Nous étions très attachées l’une à l’autre. Elle venait juste d’avoir 16 ans.

J’ai toujours autant de chagrin

Bonne journée à tous

A bientôt

Hiroshima, « Cité de la Paix » résiliente et résistante

En octobre 2017, lors de notre voyage au Japon, nous avons visité Hiroshima, cette ville incroyable, martyr mais si moderne et si vivante maintenant.

Aujourd’hui est le 74ème anniversaire de l’anéantissement de Hiroshima par la bombe atomique à l’uranium, lâchée sur cette ville martyr à exactement 8H15 par un bombardier américain.

Il ne reste que quelques endroits en ville où l’on trouve des vestiges du cataclysme du 6 août 1945.

Je ne vous présenterai de cette ville que le parc du Mémorial de la Paix.

Voici l’ancienne Chambre du Commerce de la ville, seul bâtiment qui soit resté debout :

Pourquoi cette bombe a t’elle été larguée, alors que le Japon était déjà sur la voie de l’anéantissement?

Le Japon, privé de ressources en vivres et bombardé continuellement par les Américains (ils ont rasé des dizaines de villes dans les mois/semaines précédents), était déjà moribond.

Même les briques sont restées à terre :

Les Américains voulaient témoigner de la force et de la puissance de leur pays, et le largage de la bombe était selon eux un mal nécessaire.

Les Japonais avaient demandé par voie diplomatique la négociation de la capitulation de leur pays à l’URSS (qui n’était pas en guerre contre eux). Cela ne leur a pas été accordé.

La stèle :

Hiroshima a été choisie à la place de Kyoto (et son trésor culturel) parce qu’un ministre ayant passé sa lune de miel à Kyoto voulait la préserver. 🙁

Hiroshima était pourtant aussi une magnifique ville de traditions …

Dans le musée de la Paix, un modèle réduit de la Chambre du Commerce avant la bombe :

Avant la bombe :

Après : 🙁

Quelques dizaines de mètres plus loin, le monument de la Paix des enfants, rend hommage à une petite fille de 12 ans, décédée en 1955 d’une leucémie à Hiroshima. Elle vivait à Hiroshima et avait 2 ans lors de l’explosion de la bombe.

Sadako Sasaki avait avant sa mort confectionné en origami presqu’un millier de grues, parce que parait il, plier 1000 grues permet d’exaucer un voeu (celui de guérir pour la fillette). Hélas son voeu ne fut pas exaucé, et depuis, tous les enfants du monde plient des grues et les envoient à Hiroshima :

La voici à gauche :

Des milliers de grues en origami :

Tous les rapports ont montré que les militaires et le gouvernement japonais savaient qu’une bombe atomique allait être lâchée sur Hiroshima, mais personne n’a prévenu la population.

Plus loin, la Flamme de la Paix, qui ne s’éteindra que lorsqu’il n’y aura plus de risque de guerre nucléaire dans le monde :

Le cénotaphe, monument mortuaire élevé à la mémoire de tous les morts (au fond, le Musée de la Paix) :

Le lundi 6 août 1945, la bombe a été larguée sur Hiroshima, et elle explosa à environ 600 mètres de haut, à quelques 300 mètres du pont en Y prévu à l’origine.

On aperçoit le dôme de la Chambre de Commerce et la Flamme de la Paix à travers le cénotaphe :

La bombe tua de fait 80000 personnes en un éclair, et le champignon atomique se forma très rapidement (17 km de haut). Ce nuage recouvrit la ville entièrement. 10 KM² de la ville furent pulvérisés en un instant. Les incendies se déclarèrent partout.

Une pluie noire, radioactive, tomba sur la ville, venant du nuage. Elle contaminera tous ceux qui la boiront, les puits, la rivière, les sols, etc..

Dans la parc, se trouve aussi le Musée de la Paix, où l’on trouve nombre d’objets souvenirs de cette journée du 6 août 1945. On peut également y suivre de la vulgarisation scientifique au sujet du nucléaire, mais à mon avis, c’est un voeu pieux de penser qu’un jour il n’y aura plus rien de cette horreur sur terre.

La visite est très émouvante et difficile parfois à supporter.

Ici le pont en Y qui était visé à l’origine :

Ce petit garçon, agé de 3 ans et demi, faisait du vélo devant sa maison au moment fatidique. Il mourut très vite, mais son père donna 40 ans plus tard son vélo au musée.

L’ « ombre » d’une personne désintégrée au moment de l’explosion :

L’enfer pour les survivants va commencer.

La suite, vous la connaissez.

L’heure du désastre :

Une deuxième bombe au plutonium, sera lâchée sur Nagasaki, encore une fois, absolument inutilement. Elle fit 40000 morts en un instant.

Plus tard, je vous emmènerai sur une ile superbe, située juste en face d’Hiroshima :

Cette visite fut particulièrement pleine d’émotions pour moi.

Pas triste, non, mais empreinte de colère et de chagrin.

A bientôt!

Bonne soirée à tous.

Les chroniques du jardin, part 11

En cette nouvelle période de chaleur intense, je vous propose quelques photos du jardin, prises depuis le dernier billet de fin juin.

Dans le soleil couchant, « Vanille Fraise » se colore doucement :

Clématite « Princess Kate » :

Depuis l’orée du sous-bois, d’un côté :

et de l’autre :

Flashy :

« Pierre de Ronsard », qui est la majeure partie de l’année à l’ombre, est superbe cette année, et au fond, la clématite « Etoile Violette » :

La revoici :

Le pois de senteur « Wiltshire Rippel » grimpe à l’assaut d’une rose trémière près d’un des conteneurs :

Sur les barrières du potager, le spectacle était haut en couleur :

La clématite « Ville de Lyon » (au printemps, il ne restait que 2 petites pousses de quelques cm, elle a pris une incroyable ampleur en 2 mois) :

Le pois de senteur « Almost Back » :

L’artichaut a été dégusté depuis :

Dans un des carrés du potager, j’avais semé en février des fèves et j’en ai récolté 1,5 kg :

Dans les serres, les pieds de tomates (graines maison de l’an dernier) sont bien garnis :

Quelques pommes de terre récoltées le seul jour de juillet où il a plu (9 mm). Ce sont des Nicola, mes préférées :

Du côté de la mare, tout baigne 😉  :

Les grenouilles s’y plaisent beaucoup :

Ainsi que ces demoiselles 😛  :

Un bel agapanthe :

Le potager rond au milieu du verger. J’y ai planté quantité de courges semées en mars :

Joli mariage (rosier « Palais Royal ») :

La clématite dont j’ai perdu le nom, commence à fleurir (au printemps j’ai du me battre avec les loches qui l’adorent, les pestes! 😐 ) :

La glycine a voulu me faire plaisir, elle remonte :

Le gaura blanc (les blancs sont plus résistants que les colorés) :

Les cardons fleurissent longuement et surtout en hauteur (environ à 4 mètres à travers les branches du cerisier) !

Planté il y a deux ans, le mirabellier est rempli de fruits, et certains sont déjà mûrs et bien sucrés :

Le fauve du jardin, Fifi :

Le bébé hérisson vient tous les soirs se sustenter, parfois avec la grosse dondon, sa mère :

Le jeune est presque aussi gros que sa mère :

Ils nous laissent un petit cadeau en repartant :

Bonne journée à tous, prenez soin de vous lors de cette canicule (et que nous réserve août) ?

 

Ci dessous, une information concernant la Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences, dont ma fille S. est la directrice. Si le bien-être et le droit de l’animal vous intéressent,

cliquez ici pour lire directement le 102e numéro de la revue trimestrielle Droit Animal, Éthique & Sciences de la LFDA sur le site

et là pour lire le supplément “Pastoralisme et grands prédateurs : une cohabitation est-elle possible ?”

Vous me donnerez ensuite votre avis svp ? Merci !

Les chroniques du jardin, part 10

En ces temps de canicule, je vous propose des clichés du jardin pris il y a moins d’une semaine pour les plus anciens, et hier matin, à la fraîche, pour les plus récents.

Sous les fenêtres de la cuisine, un ilot de fraicheur :

« New Dawn », je ne m’en lasse pas :

L’entrée, avec en prime, Fifi, qui me suit partout comme un petit chien 😛  :

A droite, « Léonard de Vinci » :

 

A côté de Léonard, une bouture très développée de « Red Dorothy Perkins » :

Voici une autre bouture de la même dame, au dessus de la serre :

A gauche de l’entrée, dame « Ghislaine de Féligonde » vieillissante, à côté des céanothes toujours en fleurs :

Flashy :

La clématite « Diana » :

et « Princess Kate », côte à côte :

Dans le sous bois, une longue pergola toujours à l’ombre en été, mais bien achalandée :

Une bouture d’ « American Pillar » :

Une clématite bien jolie dont je ne me rappelle plus le nom 😐  :

Toujours sur cette pergola, « Mermaid » :

Et au bout, une « Ghislaine de Féligonde » :

Je la trouve pimpante (elle ne voit jamais le soleil pourtant) :

Un fouillis :

Il y a là de gauche à droite, des roses roses « Social Butterfly », un géranium bleu « Azur Rush », un trio de dahlias « Bluesette » (roses bien sûr!! une erreur?), les roses blanches de « Aquarelle », le tout sous les roses fânées de « Sally Holmes » qui viennent saluer ce massif fouillis :

Une arche, qui mène au sous bois :

Avec les roses de « Louise Dupin » si lourdes que les branches sont tombées :

accompagnées de « Black Prince » :

De l’autre côté de l’arche, « Jean Marie Pelt » et une clématite Jackmanii :

Un autre fouillis, les fleurs bleues du géranium « Rozanne », envahissent la lavande « Miss Katherine » (avec un nom pareil, je ne pouvais que la planter 😉 )  :

Au bout du jardin, les roses de « Paul Himalayan Musk » grimpent fermement très haut dans le robinier faux acacia (hélas il ne me semble pas très fourni..il ne voit jamais le soleil en été) :

Et pour conclure sur une note joyeuse, tous les soirs, un petit hérisson vient chaparder les croquettes des chats sauvages, qui ne s’en approchent pas trop 😛 .

Il s’agit certainement du frère ou de la soeur de celui que j’ai emmené à Volée de Piafs, mais celui ci est très vif !

Dès que j’ai allumé la lumière, il s’est roulé en boule 🙂  :

Un soir il était accompagné d’une grosse dondon (la mère?).

Il est trop chou :

En tout cas il court comme un lapin 😉 , (sa vitesse est impressionnante) et ce soir là, il s’est réfugié sous le meuble :

Voilà les dernières news du jardin.
Ici il a fait 34,6°C, sur la commune (site infoclimat.fr), mais chez nous, plus près de la mer, un peu plus de 30°C (c’est déjà chauuud) 😮 .

Et chez vous ?

Bonne journée, soyez prudents avec cette canicule.

 

 

Les Kew Gardens à Londres, dernière partie

Troisième volet de cette journée de dimanche de Pentecôte passée dans les Kew Gardens.
Un peu moins « spectaculaire » que les deux précédents chapitres.

 

Devant Palm House, se trouve un jardin de roses (Rose Garden sur le plan).
J’ai lu que c’était David Austin qui l’avait imaginé et planté. Si je me trompe, dites le moi.
Il est vrai que nombre de ses créations se retrouvent dans ces massifs.

Roses « Hansa » :

Roses « Lady of Shalott » :

Roses « Kew Gardens », baptisé lors du 250 ème anniversaire des jardins :

(ce beau rosier rejoindra le jardin cet automne, foi de lorraine bretonne ! 😉 )

Roses « Tuscany Superb » :

Roses « Queen of Sweden » :

Dans le parc, outre les sculptures en verre, on retrouve des statues beaucoup moins contemporaines. J’avoue que je les préfère aux décos de verre 😉 (je vous ai épargné les nombreuses photos, où elles figurent 😛 ).

En voici une, « Queen’s Beasts », il en existe dix, qui portent des écus, marquant l’ascendance de la reine Elisabeth :

Les bernaches du Canada près de l’étang bordant Palm House :

Au fond, Palm House (The Pond sur le plan) :

La fin de la journée arrivant, nous n’avons pas pu visiter cette extraordinaire serre (dit-on), Princess of Wales Conservatory (n°18). Mais je l’ai notée pour la prochaine visite !

Elle présente, en 10 secteurs, des plantes de climats différents.

Devant l’entrée, c’est plutôt un climat aride :

Une petite serre présente quelques bonsaïs, mais sans intérêt notable.

J’apprécie quand même les sujets, Trident Maple (érable) :

Japonese larch (mélèze) :

A l’extérieur, une « déco » à retenir :

Les Kew Gardens sont un centre de recherche et accueillent des étudiants, qui ont créé et entretenu  chacun un jardin potager.
J’ai trouvé qu’ils avaient de l’imagination et des doigts bien verts 😉 !

Devant les bâtiments administratifs, une statue du semeur, près de la serre Princess of Wales Conservatory :

Secluded Garden, un enclos bordé par des arbustes bien taillés, et une fontaine comtemporaine :

Fontaine de Daniel Harvey, Seven Slates Towers, 1995 :

Maindebnhair tree (gingko biloba), premier gingko planté en 1762 en Angleterre (un très bel arbre, je les aime 🙂 ):

Tout à côté, une glycine incroyable (dommage, plus en fleurs en juin) :

Un peu plus loin, The Hive (la ruche), une « sculpture  » un peu étrange dans ces jardins :

The botanical :

Japonese pagoda tree, planté aux alentours de 1760 :

Il a été fortement étayé pour ne pas s’écrouler 😉 :

Un dernier Kew Old’s Lion (comme sont nommés les vieux arbres du parc), « Weeping Beech », fagus sylvatica pendula (hêtre) :

Voilà la fin du récit de notre journée aux Kew Gardens, mais nous n’en avons pas fait entièrement le tour, ni visité le cottage, le palais, toutes les serres et une grande partie du parc.
J’ai bien aimé cette promenade, je dirais, dans ce parc, plutôt que dans ce jardin (aux mille facettes).

Il faudra que nous terminions cette visite, n’est ce pas, mon chéri ?

Bonne fin de semaine à tous, au jardin et au soleil, of course !!